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Jeremy Scott poursuivi en justice pour plagiat

L'enfant terrible de la mode Jeremy Scott est poursuivi en justice par le street artiste Rime qui l'accuse d'avoir utilisé l'une de ses oeuvres.

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Le célèbre designer de la marque italienne Moschino, Jeremy Scott, est poursuivi en justice pour plagiat par le street-artiste Rime qui lui reproche d’avoir utilisé une de ces oeuvres dans sa collection Printemps 2015.

Jeremy Scott: l’enfant terrible de la mode

Jeremy Scott est né le 8 août 1973 à Kansas City aux États-Unis. Passionné de mode depuis l’enfance, il étudie à l’Institut Pratt de New-York et commence sa carrière au milieu de années 1990.

La vraie reconnaissance arrive en juin 2008 lorsqu’il sort en collaboration avec Adidas une collection de baskets et de vêtements. Cette collection devient très populaire auprès des stars comme auprès du grand public.

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Adidas x Jeremy Scott Wings Sneakers (source: sneakernews.com)

En 2013, il est nommé directeur de création de la marque italienne Moschino et présente sa première collection à l’automne 2014.

Très indépendant dans sa manière d’aborder son travail, il est devenu l’un des créateurs les plus appréciés, respectés et controversés de la profession. En effet, il avait déjà été accusé d’avoir plagié la marque de skateboard « Santa Cruz » en 2013 et avait du cesser la production de sa collection.

De quoi l’artiste Rime l’accuse-t-il ?

L’affaire commence en Août 2015, lorsque Rime découvre que le créateur a utilisé l’une des ses oeuvres pour créer certains vêtements de sa collection. L’oeuvre en question appelée « Vandal Eyes » a été réalisée 3 ans plus tôt en 2012 à Detroit :

VandalEyes #detroitgraffiti #piecesofdetroit #rimemsk #madsocietykings #twfsl

Une photo publiée par Detroit Graffiti + Street Art (@piecesofdetroit) le

C’est au Gala du Met que Jeremy Scott et Katy Perry apparaissent vêtus respectivement d’une costume et d’une robe arborant le dessin du street artiste américain.

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Katy Perry et Jeremy Scott au Gala du Met en 2015(Larry Busacca/Getty Images)

Joseph Tierney alias Rime dépose alors une plainte contre Jeremy Scott et Moschino, son avocat déclarant alors: « La seule personne affectée est Rime… sa crédibilité en tant que graffiti artiste a été compromise par un coup de publicité aussi grossier que commercial. »

En effet, de nombreuses marques comme Chanel ou Dior se sont appropriées pour bon nombre de collections la culture du Street-Art au grand dam des artistes qui considèrent le monde de la mode comme bien trop commercial, sans âme et à l’opposé de leur travail.

Un des street artistes les plus connus au monde, Kidult, a dédié la majeure partie de son travail à dénoncer la récupération commerciale de ces multinationales en vandalisant un grand nombre de magasins comme les boutiques Louis Vuitton, ou Hermès à Paris:

C’est dans ce sens que s’inscrit la démarche de Rime: défendre son travail et empêcher que ce dernier soit utilisé à des fins commerciales pour des marques représentant le capitalisme dans sa forme la plus primaire.

La réponse de Jeremy Scott

Selon Jeremy Scott et Moschino, Tierney n’aurait jamais eu l’autorisation de la part de la ville de Detroit de peindre le mur sur lequel se trouve son oeuvre. En conséquence ils estiment que: « Dans un soucis de politique publique et de bon sens, il n’y aurait aucun sens d’accorder une protection légale à une oeuvre créée entièrement illégalement. ». Ils ont renchéri peu de temps après en déclarant: « Les violations obstinées et effrontées de la loi ne devraient en aucun cas résulter à l’obtention de droits d’auteur. »

Joseph Tierney et son équipe d’avocats n’ont pas encore répondu à ces déclarations. Le procès, s’il a lieu, réservera sans doute un grand nombre de surprises de par la nature de la plainte et les partis qui s’y opposent.

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