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Hyperloop: le train du futur

La société Hyperloop One a effectué son premier test de train supersonique pouvant atteindre les 1200 km/h. Tour d’horizon de ce projet hors-du-commun.

hyperloop

Genèse du projet

C’est en 2013 qu’Elon Musk, le génial entrepreneur à l’origine de Tesla ou encore de SpaceX, a diffusé sur internet un livre blanc appelé « Hyperloop Alpha » dans lequel il pose les bases d’un nouveau projet de transport supersonique.

Le projet est, en théorie, relativement simple à expliquer: en suivant le principe de coussin d’air (semblable à une table de air hockey), une capsule de plus de trois tonnes et large de trois mètres de diamètre sera propulsée dans un tube quasi-entièrement vidé de l’air qui le compose. L’élimination des frottements et donc de la résistance permettrait d’atteindre des vitesses supérieures à 1200 km/h.

Simulation vidéo:

La volonté d’Elon Musk était de pouvoir relier Los Angeles à San Franciso et ainsi de proposer une alternative plus rapide que l’avion, la voiture et le projet actuel de train à grande vitesse californien qu’il juge comme « l’un des trains les plus coûteux et lents du monde ».

Premières phases de test

La particularité de ce projet est la vitesse à laquelle son développement s’est déroulé. En effet, c’est grâce au concept que l’on appelle « open source », concept qui permet à n’importe quelle personne d’accéder aux données d’un projet et d’apporter ses connaissances et compétences dans un domaine. Fort d’une levée de fonds de 80 millions de dollars, c’est la société Hyperloop One (anciennement Hyperloop Technologies) qui sera la première à effectuer des tests au Nevada le mercredi 11 mai 2016 dans le désert du Nevada. Cette start-up, qui compte aujourd’hui plus de 150 collaborateurs, a l’objectif principal lors de ces premières phases de tests de tester la propulsion magnétique et l’espoir d’atteindre les 500 km/h.

La première session de test s’est révélée concluante puisque les ingénieurs ont réussi à lancé la capsule à plus de 185 km/h sur une distance de 450 mètres:

Cette première étape est cruciale puisqu’elle valide la poursuite d’un projet qui ne verra pas le jour avant trois à quatre ans. Elle est également très importante puisqu’elle conforte le choix de plusieurs entreprises de chemin de fer comme la SNCF en France d’avoir investi (en l’occurrence plus de 80 millions d’euros)  dans un projet d’une telle envergure.

Le dirigeant d’Hyperloop One s’est montré, cependant, confiant en déclarant: « Nous pourrons transporter du fret dès 2019 et nous pensons pouvoir transporter des voyageurs en toute sécurité en 2021 ».

Une technologie pas si révolutionnaire…

Même si les vitesses évoquées sont sans précédent, une technologie similaire appelée « lévitation magnétique active » a déjà été mise en place dans des pays comme le Japon, l’Allemagne ou encore en Chine, les trains flottant sur les rails au lieu de rouler sur ces derniers. Mais le problème principal est le coût de cette technologie. En effet, le développement et l’entretien coûtent extrêmement cher et représente des solutions peu rentables pour ses développeurs.

C’est en ceci que réside la différence avec le projet insufflé par Elon Musk. Comme il est expliqué dans le livre blanc, l’idée est désormais de proposer une alternative moins coûteuse, plus sûre, plus simple, auto-alimentée, immunisée contre les aléas météorologiques et enfin résistante aux tremblements de terre.

En ce sens, c’est la technologie retenue par Hyperloop One, celle de lévitation magnétique passive qui semble être la plus appropriée pour répondre à tous ces critères.

Une chose est sûre: ce projet, s’il voit le jour, va certainement révolutionner notre manière de nous déplacer.

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